USA Est, Canada 1996 USA ouest 1999 Dijon 2001 Corse 2001 Bali 2002 Pérou, Bolivie, Chili 2003 Amsterdam 2003 Paris 2004 Londres 2004 Inde 2004 Maroc 2004 Mexique, Belize, Guatemala 2005 Alsace 2006 USA ouest 2006 Normandie 2006 Belgique 2006 New York 2006 Venise 2007 Bali 2007 Nord 2008 Barcelone 2008 USA Est, Canada 2008
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Intitulé officiel du pays : république de Bolivie
Superficie : 1 098 581 km² (2 fois la France)
Population : 8 500 000 habitants
Capitale : La Paz (1,4 million d'habitants) est le siège
du gouvernement, Sucre (160 000 habitants) la capitale
constitutionnelle
Peuples et ethnies : Indiens Quechuas 30%, métis 28%
environ, Indiens Aymaras 25%, Européens 10% environ (principalement
d'ascendance espagnole)
Langues : espagnol et langues indiennes (aymara et quechua)
Religion : catholique à 95%
Institutions politiques : démocratie
Chef de l'État : Gonzalo Sanchez de Lozada
PIB : 20 190 millions de dollars
PIB/habitant : 2 424 $US
Croissance annuelle : 1%
Inflation : 1,5%
Principales activités : agriculture, stupéfiants, étain,
gaz naturel
Principaux partenaires : Etats-Unis
10/7/2003 :
Dernière nuit au Pérou avant de franchir la frontière, nous en profitons pour acheter quelques souvenirs sur le marché et de faire honneur à notre pays en gagnant un match de Basket sur le playground de la ville. Nous avons lavantage de taille, certains entendront dire quun binôme de français a perdu une manche contre 3 péruviens, cela restera du domaine de la légende
Nous retrouvons nos deux compères breto-parisiens pour rallier COPACABANA. Cette localité qui se dresse sur la rive sud du Titicaca, a été construite dans une baie magnifique entre deux collines. Ville étape entre La Paz et Cuzco, elle fut, dés lépoque inca, le site dun pèlerinage inca. Nous posons nos sacs dans une chambre dhôtel à 8 bolivianos (8frs) avant de se diriger vers la Cathédrale. Elle fut construite entre 1605 et 1820, de style mauresque, resplendissante avec ses dômes mudéjar et ses azulejos colorés (carreaux de céramique bleue de style portugais).
Il se passe quelque chose de curieux devant lédifice religieux. Nous interrogeons un passant, il nous explique que cet attroupement de personnes est en train de bénir leurs voitures. Cette pratique est reconnaissable à la décoration apposée sur lengin. Des gerbes de fleurs et quelques prières permettront aux propriétaires de chasser les mauvais esprits et déviter les accidents soit.
La visite se poursuit avec la plage qui nen a que le nom, parties de baby-foot et ascension dune colline qui donne un point de vue sympa sur la baie et la ville. Nous passerons le reste de la soirée au COYOTE, un bar sur la place de la cathédrale.
11/7/2003 :
Nous avions prévu de passer une seule nuit dans cette ville sans grand intérêt, nous aurions pu y passer un peu plus de temps : la porte de la chambre est bloquée de lextérieur, même le patron est incapable de faire le boulot, une envie pressante se faisant ressentir, la pression monte et cest au bout de 20 minutes que la situation se régularise.
Stéphane et Armelle partent vers la Paz en collectivo tandis que nous attentons le début de laprès-midi pour démarrer, nous prenons RDV dans un hôtel de la Paz. 4 heures de bus nous attendent sur laltiplano. Larrivée dans cette capitale vaut vraiment le coup dil car cest la plus grande ville du pays avec son million dhabitant et comme Rio, Le Cap ou San Francisco, la ville est installée dans un cadre magnifique. Il faut dabord traverser létendue sale et miséreuse dEl Alto, une ancienne banlieue où samassent tous les immigrants venus des villages abandonnés boliviens. A lextrémité de ce quartier, le sol se dérobe soudain et, faisant oublier toute la misère que lon vient de traverser, une dénivellation de 400 m découvre le superbe site de La Paz qui sétend dans une cuvette et sétage le long des parois dune impressionnante gorge de près de 5km dun bord à lautre. Il y fait froid lorsque nous posons nos sacs sur notre point de Rendez-vous. Cest une adresse obligatoire car lhôtel est situé en plein centre, pas chère et cest un repère de jeunes routards venus des quatre coins du monde. Tout le monde sy retrouve le soir pour y échanger, boire un coup ou jouer aux cartes.
Alojamiento POSADA EL CARRETEJO
Calle Catacora 1056
La Paz Bolivia
La foule de français et de brésiliens nous engrainent, nous sortons donc à LA LUNA puis au MAMBOS, deux adresses incontournables pour les noctambules. Nous rentrons à 6h du mat.
12/7/2003 :
Réveil tardif. Cette ville à la réputation de dangereuse nous fascine de par sa population et son activité. Pour en prendre pleine conscience, nous visitons les marchés Héchiceria et Negro. Le premier cité signifie marché aux sorcières. On y trouve non pas des articles de sorcellerie mais des plantes et remèdes de Grand-mères destinés à manipuler ou à supplier des esprits qui peupleraient le monde aymara. Le plus original reste le ftus de lama que chaque bolivien doit enterrer sous la première pierre lorsquil construit sa maison en offrande à Pachamama. Les boliviens riches, quant à eux, sont censés sacrifier un lama vivant. Attention, il est interdit aux étrangers de toucher ces produits ou de les photographier.
Le Mercado Negro propose un large éventail de marchandises dans des rues noires de monde. Lanimation sintensifie devant les étals de cigarettes ou de denrées alimentaires. Nous en profitons pour passer quelques coups de fils vers la France (le prix des communication est sensiblement moins cher quau Pérou).
13/7/2003 :
Nous nous dirigeons vers les hauteurs de la ville en micro et plus particulièrement vers le quartier du cimetière. Nous déambulons à travers de hauts murs qui cernent des casiers. Ces derniers (une centaine par mur) accueillent les urnes contenant les cendres du défunt. Ici pas de grandes cryptes ou grands bouquets de fleurs. Nous poursuivons la route qui mène vers lAlto de la Paz. A lunanimité, la plus belle vue de la Paz est celle dEl Mirador del Ceja. On y accède à pied ou en microbus. Nous restons près dune heure assis sur un mur à observer cette ville. Les hautes montagnes en deuxième plan qui culminent toutes) plus de 6000 mètres offrent un spot magique pour les photographes.
Nous redescendrons tranquillement vers le centre puis réservons notre trek pour le lendemain : Le HUYANA POTOSI. Nous passons al soirée avec une vingtaine de jeunes, venus des quatre coins du monde, à bavarder ou à jouer aux cartes, à lombre de la terrasse avant de « se faire un chinois ».
14/7/2003 et 15/7/2003 :
Cest à 9 heures que nous nous sommes donnés rendez-vous avec le guide et le Steven Seagal local devant lagence. Nous essayons le matériel à savoir, les collants, crampons, harnais, coques, combinaison, bonnets, gants, piolets, lampe frontal etc Nous prenons la route qui sillonne La Paz centro et Alto pendant une heure. Nous traversons des paysages de lagunes propres à La Bolivie. Le trek est composé de deux étapes. La première est destinée à rallier le camp N°1 situé au pied du glacier. Il nous faut trois heures, 700 mètres de dénivelés et des litres doxygène pour accéder à ce camp (5300 mètres). La difficulté pour avancer est indescriptible. Chaque pas est une difficulté énorme à surmonter. Nous plantons notre tente et dînons un repas hyper calorifique à base de sucres lents et de bananes. Le coucher seffectue à 18h. Nous prendrons la glace à une heure du matin.
Nuitée fraîche (-20 degrés) mais agréable, lexcitation est la, nous branchons notre lampe, préparons le matériel, un maté de coca dans le buffet, quelques tartines et cest parti. Il est deux heures quand nous plantons le piolet dans la glace. Nous apercevons les lumières de la Paz. Nous savons que nos amis français sont à lambassade de France en Bolivie pour bénéficier du traditionnel buffet de la fête nationale. Petit buffet, champagne les premiers maux de tête se font sentir après une demi-heure de marche, je ne suis plus guère lucide sur le sentier qui nous mène à 6088 mètres. Cest une étrange sensation que le mal des montagnes. Mon cur tient le coup, je n'en suis pas à bout de souffle mais ma tête tourne par manque doxygène. Nous reprenons notre marche lente sur les pentes aiguisées du glacier. Chaque pas est un effort de plus en plus insurmontable.
Il faut savoir que le temps dacclimatation fut suffisant pour effectuer cette ascension. Les montagnards boliviens nous avaient prévenus que ce mal pouvait venir à tout moment et sans prévenir. Jen fais les frais et lutte pas à pas pour avancer. Les pauses se font insistantes, notre guide simpatiente un petit peu car nous devons être face au mur final avant le lever du soleil. Il serait trop dangereux de gravir le glacier sous le feu des rayons. Après 2 heures de marche et à 400 mètres du sommet, il faut se rendre à lévidence, notre cordée est vouée à léchec. En montagne, il existe une seule règle : une cordée ne se désunit jamais, nous rebroussons chemin et descendons vers le camps 1. Petit à petit, je reprends vie et mon visage reprend son expression joyeuse. Cest un échec évidemment même si Romain avait les jambes pour allez au bout, il faut quand même savoir que nous notre point culminant fut 5700 mètres soit 900 mètres plus haut que le toit de lEurope.
Nous nous recouchons dans une tente glacial et comble du bonheur, je renverse une bouteille deau dans mon sac de couchage, elle gèle presque instantanément. Je passe la pire nuit de ma vie dans une tente pliée par le vent à -25 degrés sur un bout de montagne. Notre première expérience dalpinisme restera donc un échec mais restera une bonne expérience humaine avec un guide sympa (Luccio) et un cuisinier de pacotille mais tout aussi rigolo (Xavier).
Vers 15h, nous retrouvons le centre de la Paz et la plus belle chose que puis faire lhomme : BURGER KING. Je peux vous dire que jamais je nai autant eu envie de manger. Quelques whoopers plus tard, nous participons à la fête des 100 ans de La Paz qui accueille plus de 200 000 personnes dans les rues, nous nous couchons dans un lit, que du bonheur.
16/7/2003 :
Une dernière formalité nous attend avant de partir vers le sud : effectuer la signature de notre passage dans la chambre 19. Ici, toutes les chambres sont maculées de dessins et de textes, il faudrait être polyglottes pour tous les déchiffrer
Notre bus quatre étoiles part dans laprès-midi pour un trajet de 12 heures vers SUCRE, nous arriverons dans cette ville le lendemain après une nuit paisible.
17/7/2003 :
SUCRE est la plus belle ville du pays. Ses habitants lui ont donné des surnoms comme la Ville blanche des Amériques. Elle jouit dun climat doux et agréable. Nichée dans la vallée entourée de montagnes basses, à une altitude de 2790 mètres, cette ville charmante est composé de 100 000 habitants. Elle jouit dune architecture coloniale impressionnante et nous sommes rapidement séduit par la propreté de ses rues et lentretien de ses parcs. Nous posons nos valises dans un hôtel très sympathique et peu onéreux. :
Hotel Charcas (calle Ravello N°62)
Nous passons notre après-midi dans ses rues et marchés qui soit dit en passant nont rien dextraordinaire et contrairement aux dires du guide du routard, les prix sont plus inférieurs au Pérou quen Bolivie. A défaut d'acheter une couverture en alpaga en prévision de notre périple dans le Salar de Uyuni, je me fait refaire le portrait chez un barbier. La coupe (y a pas trop de boulot...) et la barbe pour 10 balles.
18/7/2003 :
Nous profitons de cette journée pour rallier POTOSI, une ville située à trois heures de route de SUCRE qui fait sa renommée grâce à sa mine dargent. Bien que située à 4090 mètres (ce qui en fait la ville la plus élevée de la planète), POTOSI connut un tel essor quelle devint, vers la fin du 18ème siècle, la plus grande et la plus riche ville dAmérique Latine. Largent extrait de ses mines finança léconomie espagnole et ses monarques. La première impression lorsque nous sommes sortis du bus ne fut pas grandiose puisque la station est située dans un quartier glauque sans lumières. Nous trouvons une chambre à LHostal Compania de Jesus (Chuquisaca 445). Nous y sommes très bien reçu et conseillé. Apres un rapide tour sur la place principale et une petite assiette de "carne" dans le ventre, nous nous baladons dans les rues piétonnes animées, cest une ville très dynamique même si il y fait froid ; des quon parle de Potosi a un bolivien, il nous répondra presque automatiquement FRIO...
19/7/2003 :
La visite des mines coopératives reste un souvenir marquant de mon voyage. En effet plus de 6000 ouvriers travaillent dans des conditions moyenâgeuses. Ils extraient du zinc, argent et autres métaux à laide doutils archaïques. La chaleur peut atteindre 50 degrés dans les sous terrains, il faut parfois être allongés et ramper comme une taupe pour sillonner les méandres de ces mines. Le travail des ouvriers consiste à faire un trou dans la roche à laide dune masse et dun pic puis il y insert un bâton de dynamite. Après lexplosion, ils trient les débris. Il faut ensuite débarrasser les pierres à laide de sacs quil transporte sur des kilomètres de galeries. Dans une tonne de roche, on peut espérer trouver un kilo dargent. Ces ouvriers décèdent de syphilis généralement après 15 ans de labeur, leurs familles touchent une pension de 15 dollars par mois après leurs morts. Nous avons rencontré des ouvriers agés de 13 ans...
Ce travail est très éprouvant, cest un euphémisme de le dire, et, pour surmonter cela, les mineurs chiquent la coca toute la journée (150 grammes par jour) et absorbent de lalcool à 96°. Cela leur permet doublier leurs conditions de travail, et de rester éveillé. Ils peuvent travailler comme cela 36 heures durant. Pendant la visite, nous leurs fournissons des bâtons de dynamite ainsi quun peu de coca, préalablement acheté sur un marché.
Laprès-midi, nous errons au milieu des villas de style colonial sans parler, notre visite du matin nous a considérablement marqué. Jachète des lampes en souvenir de ces mineurs.
20/7/2003 :
Dernier jour avant de repartir vers le sud, nous désirons prendre un peu de repos et démarrons vers 11 heures vers la petite localité de BETANZOS où se tient un très important marché hebdomadaire. Ce village situé à une heure de route de POTOSI est niché dans un paysage de montagnes déchiquetées.
Nous passons laprès-midi sous un cactus et à lombre dune montagne pour faire la sieste dans un paysage désertique.
21/7/2003 :
Nous démarrons en fin de matinée pour rallier Uyuni, point de départ pour le trek du Sud Lipez. Les paysages sont un peu monotones à travers la pampa mais les arrêts pipi nous permettent de courir après les lamas et de nous dégourdir les jambes (7 heures de route).
Nous arrivons tardivement dans la localité déserte et peinons à trouver un hôtel. Nous réservons notre 4x4 pour le lendemain avec une agence compétente pour 80 $ par personne :
COLQUE TOURS
Avenida Potosi N°54
Deux itinéraires sont possibles, faire la boucle avec retour sur « la superbe station balnéaire dUYUNI » ou fuite au Chili vers San Pedro. Nous choisissons la seconde possibilité afin de revenir le long de la côte vers LIMA.
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