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Pérou, Bolivie et Chili (24 juin au 2 août 2003)

Intitulé officiel : république du Pérou
Superficie : 1 285 000 km² (2,3 fois la France)
Population : 23,4 millions d'habitants
Capitale : Lima
Population et ethnies : 54% d'Amérindiens ; 32% de
Mestizos (croisés d'Européens et d'Amérindiens) ; 12% de
descendants d'Espagnols ; 2% de Noirs ; ainsi qu'une minorité
d'Asiatiques
Langues : espagnol, quechua, aymara
Religions : plus de 90% de catholiques romains
Institutions politiques : démocratie
Président : Alejandro Toledo
Premier ministre : Roberto Danino
PIB : 123 157 millions de $US
PIB/hab. : 4 779 $US
Croissance : -0,2%
Inflation : 2%
Principales activités : l'agriculture, la pêche, les
feuilles de coca, le papier, les minerais, le pétrole, les
produits chimiques
Principal partenaire : les Etats-Unis
Avant le départ :
Les préparatifs vont bon train. Les billets d'avion sont en poche, les guides sont épluchés. Les grandes lignes de notre itinéraire sont établies. On a maintenant 1 mois pour apprendre l'espagnol et.... faire notre sac. C'est un point important, en effet, nous menons une véritable guerre contre le poids. Chaque gramme gagné est une victoire pour notre dos. En bon routard que nous sommes, nous éliminons toutes choses inutiles telles que les déodorants ou autre parfum, les chemises et pantalons à pinces. Nous limiterons nos tenues vestimentaires au strict minimum. Pour moi, ça sera 2 paires de chaussettes, une paire de chaussures de marche, une paire de claquettes, un pantalon et les deux caleçons qui vont avec, un short, deux ou trois tee-shirts, une polaire. Le pull en alpaga et le bonnet sera acheté sur place. Nous prévoyons également un sac de couchage, appareil photo et 40-50 pellicules 200 Asa, un cahier, un crayon, produits solaires et biafine et les deux guides Lonely Planet sur la Bolivie et le Pérou.
Un petit conseil pour ceux qui voyagent en sac à dos : Préparez votre sac et faites le tour du pâté de maison, ensuite rentrez chez vous et divisez vos affaires par deux, vous vous sentirez vraiment mieux. N'oubliez pas que l'on trouve toujours de quoi nettoyer ses affaires, même dans les endroits reculés.
Notre arrivée sur LIMA est prévue vers 18h30. Elizabeth, la gérante d'une auberge de jeunesse viendra nous chercher à l'aéroport pour nous emmener à SAN ISIDRO, la banlieue bourgeoise de LIMA. On peut considérer cet endroit comme un petit pied à terre très bien situé. En effet, son auberge est à 5 min du centre de Lima en voiture et à 3 min à pied des terminaux de bus pour relier les grandes villes péruviennes comme CUZCO, cité importante et qui sera probablement notre première grande étape.
Lima - Ayacucho - Cuzco - Pisac
Puno - Lac Titicaca et ses îles
Capacabana - La Paz - Sucre - Potosi
San Pedro de Atacama - Arequipa
25 juin 2003 :
Cela fait quelques minutes que nous avons décollé en direction de MADRID, notre unique escale pour joindre LIMA la capitale du PEROU. Nous voyageons avec Ibéria. Je voyage avec mon pot Romain avec qui jai joué durant deux belles saisons à Dijon et avec « Kriss Kross » un ingénieur parisien rencontré sur le forum du routard. Lui ne restera en Amérique du sud que quatre semaines, nous ne ferons quune partie du périple en sa compagnie en suivant sa trace puisque notre itinéraire est similaire au sien.
Midi, nous squattons la banquette 31 avec Christophe en attendant la bouffe tandis que Romain dort profondément. Nous échangeons nos bonnes adresses et bons plans avant de passer à lapéro. Christophe nous parait bien plus préparé et son parcours est définit à la journée, tandis que nous avons seulement tracé les grandes lignes de notre voyage, les coins incontournables. Si un site nous emballe, nous resterons quelques jours supplémentaires afin de nous imprégner des coutumes et des rites locaux.
Madrid Lima : 13 heures de vol: pour nous occuper, nous testons de nouvelles activités, apprentissage à larrache de lespagnol (on part avec 3 mois despagnol), détournement de rab de paella, jeux de cartes divers
Il est 18 heures locales quand lavion se pose sur laéroport Jorge Chavez. LIMA est une ville moderne, un peu anarchique, qui sétire le long du désert côtier et na rien dexotique. Près dun tiers de la population péruvienne vit à LIMA, ce qui en fait une cité surpeuplée, polluée et bruyante. Sa croissance démographique sexplique essentiellement par larrivée en masse de populations pauvres, venues plus particulièrement des hauts plateaux dans lespoir de trouver du travail et doffrir une vie meilleure à leurs enfants. La plupart atterrissent dans les bidonvilles qui entourent la ville, ils vivent entassés sans eaux courantes et sans électricité. Davril à décembre, le brouillard sévit et masque le soleil, ce qui en fait une cité triste.
Il fait 18 degrés lorsque nous cherchons nos sac à dos sur le tapis, cest lhiver ici, nous passons la douane et sommes littéralement assaillis par une horde de taxis et de porteurs. Elizabeth et son copain sont au milieu de cette cohue avec une pancarte à notre nom. Nous les suivons et embarquons dans un petit taxi pour rejoindre San Isidro, un quartier calme et résidentiel où ils ont établi leur hospedaje : hospedajeebr@yahoo.fr
Comme à chaque fois, cest avec des yeux denfants que je débarque dans un nouveau pays. Tout me semble nouveau, les bagnoles (presque exclusivement des taxis asiatiques), les bus identiques aux school bus US puisque lEtat les a rachetés à bas prix aux américains !!!. La conduite de notre taxi est alléatoire, tantôt sur une file, tantôt à cheval, parfois nous sommes 5 de fronts sur deux voies. La maison dElizabeth naccueille que des francophones, nous ferons la connaissance de deux autres françaises : Carole de Grenoble qui sera en Amérique du sud pour trois mois et Isabelle de Lyon qui parcourra le sud du Pérou pour trois semaines. Nous la retrouverons plus tard à Puno sur les rives du TITICACA. Nous évoquons tous ensemble nos désirs et nos envies, Carole, Christophe, Romain et moi prendrons la direction de lEst pour joindre CUZCO, nous vivrons donc tous les quatre pendant une semaine tandis que Isabelle prendra elle la direction d'Arequipa. Après notre premier repas sud-américain, nous filons quelques news à la famille par internet, on ne se ruinera pas, lheure ne coûte qu'un sol soit deux francs.
26 juin 2003 :
Journée consacrée à la visite de cette triste capitale et plus particulièrement du centre de LIMA qui mérite quand même quon sy attarde une journée. Cest curieux de se retrouver dans un quartier propre et entretenu, nous venons de longer des rues où il ne faisait pas bon garder son sac sur le dos et au détour dune avenue, nous tombons sur La Plaza des Armas ou place principale (dans les autres villes péruviennes) qui regroupe plusieurs choses intéressantes comme une superbe fontaine en bronze, la cathédrale ou le Palais du Gouverneur. Le temps est maussade mais nous prenons plaisir à nous balader le long des arcades aux pants jaunes.
Toutefois il règne une ambiance que je qualifierai délectrique. En effet une manifestation de paysans se prépare, il est fortement conseillé de quitter les lieux, mais en bon reporter denvoyer spécial que nous rêvons dêtre, nous nous dirigeons vers un front inéxistant. Les flics doivent être deux fois moins nombreux que les protagonistes mais autrement plus équipés avec leurs casques, boucliers, chars ou lance à eau avec pare-choc aux dents de requins. Les cris de la foule nous poussent même à franchir le premier rideau afin de nous imprégner de cette ambiance. Ils scandent comme un seul homme « El pueblo unido jamas sera la vencido », « Peuple unis ne sera jamais vaincu » (Che Guevara). La pression monte, nous débarrassons quand même les lieux afin de nous restaurer dans un bui-bui et de visiter la cathédrale et son Musée avant de poursuivre vers lEglise San Francisco.
Tout à coup, un type bizarre nous accoste, il sappelle José. Il nous propose des prix attractifs pour rallier les autres villes du Pérou, nous pourrions être intéressés puisque nous voulons quitter Lima le lendemain, on le laisse parler puis la conversation prend une drôle de tournure « Etes vous équipés en cannabis, cocaïne . ??? » On coupe court à la conversation, une patrouille de flics est stationnée à trois mètres de là, singulier Pérou !!!!. Isa, Carole, Christophe, Romain et moi rentrons finalement dans lenceinte de léglise. Cest un lieu assez touristique qui mérite le détour pour ses catacombes et son monastère. Achevée avant le tremblement de terre de 1687, léglise résista mieux que les autres édifices religieux à ce séisme ainsi quà celui de 1746. En revanche, celui de 1970 lendommagea sérieusement. Depuis, elle a été largement restaurée dans le style baroque mauresque dorigine. La visite dure 45 minutes, nous mène à travers la bibliothèque, au cloître et aux catacombes. Ces dernières au sous-sol renferment 70 000 sépultures, ces cryptes sont vraiment impressionnantes, les os sont classés minutieusement, les crânes avec les crânes, les radius avec les radius, les tibias avec les tibias Nous reviendrons ensuite vers la Plaza, où se trouvent de nombreux cireurs de chaussures. Cest le métier le plus dégradant sur léchelle de la société, certains se cachent même le visage avec un foulard pour se cacher.
Un petit marché se tient proche du Rio Rimac, un fleuve dégueulasse à sec. Il regroupe de nombreux artisans produisant des poteries, instruments de musique, bonnets etc Cest un coin peu intéressant. Un clown se produit près de là, au milieu dune foule compact, ma tête dépasse (comme dhab me direz-vous) et je suis très vite repéré par le bouffon qui ne rate pas loccasion dinsérer un touriste dans son spectacle. Je suis donc convoqué au milieu de ces gens qui sesclaffent en me voyant débarqué tout penaud. Quil me parle en espagnol, en quechua ou en aymara, le résultat est le même, je suis ridicule et tout le monde se fout de moi Létape suivante est une caserne de pompiers où nous nous invitons. Le colonel est très heureux de nous faire visiter ses camions et son musée où il exerce depuis plus de trente ans. Il déplore la mort dun des siens en nous montrant son portrait dans le garage.
Nous poursuivons notre chemin entre les vendeurs ambulants, les écrivains publics, les changeurs de dollars, les policiers touristiques, les taxis qui représentent 70 % du parc automobile péruvien. Nous visionnerons ensuite le dernier quart dheure de la demi-finale de la Coupe des Confédérations entre la France et la Turquie, encore une victoire au milieu d'hommes afférés devant lécran plasma dun magasin de luxe. Il leur faudrait toute une vie de boulot pour se le payer. Nous avons nos billets pour AYACUCHO en poche, nous prendrons notre premier bus pour ce coin reculé au milieu des Andes ce soir. Nous apprenons ensuite quun commando du sentier lumineux vient de commettre un attentat dans les parages. Isabelle me confie que les bandes organisées nattaquent que très rarement les bus détrangers. Si ça se passe mal, on pourra toujours se défendre avec notre opinel.
Il est 20 h quand nous démarrons, notre bus est spacieux, on en prend pour 10 heures "en théorie", parce qu'un glissement de terrain pourrait aisément doubler la durée du trajet. Les prix des transports sont indiqués sur la page budget.
27 juin 2003 :
Il fait encore
nuit (6 h du matin) lorsque nous descendons du bus après ce long
voyage, jai le dos explosé mais suis très heureux darriver
entier à AYACUCHO. La conduite des chauffeurs est extrêmement
dangereuse avec optimisation des courbes sur des chemins à peine
carrossable, les précipices sont proches. Nous descendons tant
bien que mal du terminal vers la Plaza des Armas tandis que la
ville se réveille.
Cest dans
cette région reculée quapparut le mouvement de guérilla
appelé le SENTIER LUMINEUX. Né en 1962, il nétait à
cette époque quune petite organisation locale peu connue
dont le siège se trouvait à lUniversité Huamanga dAYACUCHO,
et dont les principales activités se bornaient à des
discussions politiques non violentes. La violence que la presse
internationale a souvent associée au Sendero na démarré
quau début des années 80, pour connaître un paroxysme en
1982. Les mesures militaires implacables prises en 1983 pour
tenter de contrôler lorganisation et qui firent plusieurs
victimes civiles, furent souvent critiquées. Les objectifs du
Sendero étaient alors le renversement du système démocratique
en vigueur, la destruction de tous les éléments bourgeois et la
restitution des terres aux paysans. Au début des années 90,
AYACUCHO était considérée comme une destination dangereuse,
mais la situation sest stabilisée en 1993 suite à larrestation
et à la détention à perpétuité des leaders de lorganisation.
Cette région connaît maintenant un regain de popularité.
Cette ville fondée
par les espagnols en 1539 à 2730 mètres daltitude est la
capitale du département. Comme dans le reste des Andes
centrales, rares sont les visiteurs, nous ne croiserons que trois
touristes de type européens. AYACUCHO est une ville très
vallonnée de 200 000 habitants ou se côtoient 33 églises plus
belles les unes que les autres. Elle a su conserver son
architecture coloniale comme lattestent les nombreux édifices
remontant à cette époque. Après avoir observé le lever du
soleil sur la ville, nous décidons de nous restaurer et prenons
la route du marché. Les étals sont en pleine construction, des
véhicules stoppent devant lentrée et leurs occupants débarrassent
les coffres de leurs contenus. Les carcasses de lamas et de bufs
sont entreposées à même le sol. La ville sanime autour
de ce point central lorsque nous nous posons au milieu des
fromages et des miches de pain.
Il est 7 h lorsque nous commandons une soupe aux gencives de moutons. Elle laissera un goût amer à Romain qui men reparle encore aujourdhui. Jaurai pu manger nimporte quoi, mon estomac criait famine Nous déambulons ensuite dans la ville et utilisons un moyen de transport peu commun : « le mobylette taxi » pour joindre les hauteurs de la ville. En effet, cest là-haut que se situe une des places fortes de lartisanat local. La spécialité est le tapis conçu à la main sur de vieilles machines à tisser, cest un travail titanesque. Vous pouvez visiter une galerie textile pré-hispanique épatante à l'adresse suivante :
Alejandro Gallardo - Plazuela de Santa Ana N°105 - wari39@hotmail.com
Nous enchaînons sur une partie
improvisée de football contre une trentaine de gamins, nous
prenons la mesure de nos lacunes pulmonaires au bout de quelques
joutes. Laltitude nous tue en cinq minutes, nous sommes
cuits. Il faut savoir que les péruviens ont des poumons plus développés
que les européens et ont 6 litres de sang contre 5
habituellement. Nous redescendrons à pied par les rues piétonnes
pour prendre un bus et rejoindre QUINUA (3300 mètres).
A 35 km dAYACUCHO,
ce village de céramistes a su conserver ses traditions
ancestrales. La place est déserte, nous ne croisons que quelques
autochtones qui nous indiquent un bon restaurant en face du
terrain de foot. En bon aventurier que je suis, je commande un
cochon dInde grillé avec son lit de pommes de terre. Ca ne
restera pas le meilleur met de la décennie mais ce plat aura au
moins pu me rassasier. Il est 15 h 30 lorsque nous terminons
notre assiette et cest avec anxiété que nous observons le
passage des collectivos
aucun en une demi-heure sachant que
notre bus part à 18 h dAYACUCHO. Le principe des
collectivos dans les endroits reculés comme celui-ci est
simple ; il démarre lorsque lengin est plein. Il est
maintenant 16 h, nous prenons nos places préférentielles
à larrière dun véhicule, il a une capacité de
douze personnes. Une horde de péruviens venus de nulle part débarque
à proximité du minibus, les baluchons prennent place sur le
toit tandis que les familles « sinsèrent »
dans lhabitacle. Nous ferons le voyage à 27 dans une
atmosphère irrespirable : UN RECORD !!!. Nous
arriverons tant bien que mal à saisir notre galère roulante
vers 18 h, je mexplique
28/6/2003 :
La route entre AYACUCHO doit être
la pire rencontrée lors du voyage, pas moins de 23 heures consécutives
pour rallier CUZCO. Nous traversons néanmoins des paysages
tellement différent sur 590 km. Je déconseille toutefois ce
trajet aux voyageurs, faites le en avion, vous gagnerez une journée
et votre dos deux années de durée de vie !!!. En effet, il
était impossible de dormir plus dun quart dheure
consécutif, le chauffeur freinant au dernier moment à quelques
centimètres des précipices et tout ça dans un bus aux sièges
éventrées et bloqués à 90°.
Nous arrivons tant bien que mal à
CUZCO vers 17h, il fait presque nuit lorsque nous sautons dans un
taxi à la recherche dun hôtel. Il existe plus dune
centaine dhôtels dans cette cité perchée. Nous gardons
un bon souvenir de : Los Plateros Calle Plateros (Nord
ouest de la Plazza) pour 40 frs la nuit par personne. Il est situé
à 30 mètres du centre dans une rue passante (Le petit déjeuner
nest pas terrible).
CUZCO constitue un important centre
touristique pour toute lAmérique du sud. Telle Katmandou
au Népal, la ville attire des milliers de voyageurs qui ne
viennent pas uniquement visiter un lieu magnifique mais aussi
pour se plonger dans une culture antique, très éloignée du
mode de vie du XXème siècle. Cest également un repère
de Hippies qui stationnent autour de la Plazza et qui anime agréablement
les fraîches soirées andines. Capitale archéologique des Amériques,
CUZCO est aussi la plus ancienne ville habitée du continent. De
son passé Inca, elle conserve des murs en gros appareil de
pierre qui ont servi de soubassement aux constructions de lépoque
coloniale et aux édifices modernes. Dans ses étroites ruelles
escarpées, on croise de nombreux descendants des Incas, qui
parlent quechua. Capitale de son département, la ville compte
300 000 habitants, est située à 3326 mètres daltitude
et est enlacée par des montagnes culminant toutes a plus de 4500
mètres. Elle Nous prenons place dans un lit, chose que nous navions
pu faire depuis 72 heures, le bonheur vient parfois avec les
choses simples.
29/6/2003 :
Réveil à 10 heures, nous sommes
dimanche, le jour du marché au Pérou. Le guide du routard nous
apprend quun très bel exemplaire se tient à une heure de
collectivo de là sur le site de PISAC.
La route nous ouvre lappétit
et nous déjeunons sur le marché entre les légumes et les flûtes
de pan. Le menu du jour est pâtes, poulet, beignets de légumes
et poissons grillés pour la modique somme de 6 frs. Nous déambulons
ensuite dans cette foire aux couleurs ou tout sanime avec
ses habitants en costumes traditionnels. La place principale
attire une masse de touristes et de vendeurs ambulants. Nous
profitons des étals pour investir dans des ponchos, bonnets et
autres souvenirs. Les prix sont assez élevés, mais tout se négocie
au Pérou (contrairement à la Bolivie) ou les prix sont fixes.
Je conseille dacheter lartisanat au Pérou et plus
particulièrement à Cuzco où les produits sont de bonne qualité
et pas forcément plus chère quen Bolivie comme le stipule
les guides de voyages (Faites le plein !!!).
Pour évoquer les tenues locales,
elles sont très colorées et poser pour les touristes est devenu
un véritable business tant pour les enfants qui tiennent souvent
une petite chèvre dans leurs bras, ou les plus vieux qui ont des
visages typiques usés par le soleil. Ils acceptent de se faire
photographier en échange dune pièce ou deux, cela fait
partis du jeu !
Il est possible de gravir les 600 mètres
de dénivelés à pied mais la flême qui nous anime nous pousse
à prendre le taxi. Nous tombons sur un papy adepte de la danse
au volant, nous linvitons lors de la montée à nous mimer
les danses locales sur fond de rock péruvien, nous manquons
plusieurs fois de tomber dans le Rio Urubamba mais quelle partie
de rigolade !!!.
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