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La Côte Ouest des USA 23 juin au 18 juillet 1999

 

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Intitulé officiel : Etats-Unis d'Amérique
Superficie : 9 370 000 km²
Population : 285,9 millions d'habitants
Capitale : Washington DC (607 000 habitants)
Population et ethnies : Blancs (74%), Afro-américains (12%), Hispaniques (9%), Asiatiques (3%), Amérindiens (0,8%)
Langues : anglais, et de nombreuses langues secondaires, principalement l'espagnol
Religion : protestants (56%), catholiques romains (28%), juifs (2%), musulmans (1%)
Institutions politiques : république fédérale composée de 50 Etats
Président : George W. Bush

PIB : 9 940 milliards $US
PNB/hab. : 34 640 $US
Croissance annuelle : 1,2%
Inflation : 2,8%
Principales activités : pétrole, électronique, informatique, industrie automobile, industrie aérospatiale, agriculture
Principaux partenaires : Canada, Japon, Union européenne

 


 

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San Francisco

 San Francisco - San Diego - Grand Canyon

 Monument Valley - Arches Park - Bryce Canyon - Las Vegas - Death Valley - Yosemite Park

BUDGET DU VOYAGE

 

23 juin 1999 :

         Nous prenons l’avion pour San Francisco avec la compagnie Lufthansa, nous reviendrons sur le même vol le 20 juillet 1999. Après plusieurs mois d’économie, nous embarquons à 10 heure du matin à Frankfurt. 10 heures de vol et 5 repas plus tard, nous atterrissons à midi heure locale. Un couple d’ami (Marie et Karim) nous accueille à l’aéroport. Les retrouvailles sont chaleureuses. Nous prenons illico presto la freeway pour déposer nos affaires dans leur appartement. Marie nous emmène dans Downtown par le métro « sur-terrain ».

         San Francisco se situe à 660 km au nord de LA. De nos jours, ce n’est plus l’or qui attire les nombreux visiteurs de cette ville. Ici, tout est différent. Les noirs sont noirs et fiers de l’être, les gays sont fiers d’être gay, car c’est ici aussi que l’on trouve la plus grande communauté homosexuelle du monde. Il y a peu de gratte-ciel dans le centre et ils doivent répondre à des normes esthétiques très précises, très contraignantes pour les promoteurs. San Francisco est sûrement l’une des plus belles villes du monde, elle m’enchante par ses nombreuses collines et ses fameuses rues en pente. On découvre avec bonheur des quartiers très différents et des sites somptueux, qui font sa très grande richesse culturelle. Pas étonnant que les américains l’aient surnommée : Everybody’s Favorite city... Malheureusement, toute médaille a son revers et on la surnomme aussi fog city ! Il y fait frais et en été, on ne dépasse que rarement les 20°C.

 

         Nous déambulons autour d’Union Square et effectuons nos premiers achats. sur cette place. Elle est plantée de palmiers en bordure du Theater District et doit son nom aux grandes manifestations en faveur de l’Union qui s’y déroulèrent pendant la guerre de Sécession. Des magasins ont peu à peu pris le pas sur les églises, les clubs de gentlemen qui bordaient à l’origine Union Square et elle constitue aujourd’hui le cœur du quartier commerçant de San Francisco. Au centre de la place, j’observe une victoire en bronze sculptée en 1903 par Robert Aitken qui se dresse au sommet d’une colonne haute de 27 m. Le décalage horaire commençant à faire effet, nous rentrons dévorer une pizza XXXXL avant de se coucher... exténué...    

        

24 juin 1999 :

         Il est inévitable d’emprunter le cable-car à San Francisco. C’est ce que nous faisons en bons touristes. Nous rejoignons à nouveau Downtown en métro, puis 20 minutes plus tard, nous rejoignons le Powell Street Cable Car Turntable. C’est en fait le lieu de départ des wagons qui empruntent les rues les plus impressionnantes de San Francisco. Elles desservent Nob Hill, Chinatown et le Fisherman’s wharf au départ de l’angle de Powell Street et Market Street. Contrairement aux autres lignes, celles-ci ne peuvent circuler que dans une seule direction, d’où la nécessité d’une plaque tournante à chaque terminus. Ce sont le receveur et le griman qui poussent les wagons vide pour lui faire faire demi-tour, c’est une animation traditionnelle qui nous amuse avant d’embarquer. Nous dévalons les collines, posons pour la postérité entre deux arrêts avant d’arriver sur Pier 39 au bord de la Bay Area.

 

         On peut y vois se dessiner la prison d’Alcatraz. Cela signifie Pélican en espagnol et fait référence aux premiers habitants de ce rocher exposés aux vents qui occupe une position stratégique à 5km à l’est du Golden Gate. En 1859, l’armée américaine y établit un fort qui garda l’entrée de la baie jusqu’en 1907 où il devint une prison militaire. Il servit ensuite, de 1934 à 1963, de pénitencier fédéral de haute sécurité et accueillit Al Capone entre autres. Nous ne visiterons pas le rocher par manque de temps (2 heures de queue).

         Nous préférons opter pour une ballade sur le Pier 39, nous restaurer à l’américaine (Big Mac), discuter avec les phoques ou acheter des chemises Lonely Toons. Depuis sa restauration en 1978, cet ancien quai de déchargement de marchandises construit en 1905 a pris l’apparence d’un pastiche de village de pêcheurs en bois.

 

         Nous retournons ensuite vers la Transamerica Pyramid, le plus grand gratte-ciel de la ville haut de 260 mètres. Il est composé de 48 étages où travaillent 1500 employés. Lors de son inauguration en 1972, il déplut fortement à la population puritaine de la cité car on l’apparentait à un sexe masculin. Dorénavant, il fait parti intégrante de Downtown

 

 

25 juin 1999 :

         Nous changeons de décor en nous fondant dans le paysage sud-américain. L’Ocean Avenue traverse des quartiers très différents, nous l’empruntons jusqu’au bout pour atteindre, devinez quoi... l’océan évidemment. Toutefois, il est impossible de se baigner, il fait un froid de canard mais la plage est belle et déserte. Je pense aux pauvres petits français qui s’entassent sur les plages antiboises à raison d’un mètre carré par personne.

 

         Le bus nous emmène ensuite vers le nord de San Francisco. Marie nous incite à fermer les yeux jusqu’à son stop, nous ouvrons les yeux au moment crucial et restons bouche bée devant le Golden Gate Bridge. Ce nom me laissait souvent rêveur à même titre que le Taj Mahal. Le voici qui se dessine dans un ciel bleu parfait, ce qui est rare. Son rouge vif me fait craquer de la pellicule mais cela reste vraiment un coup de cœur. Nous le traverserons jusqu’à sa moitié avant de revenir et d’admirer l’océan d’un côté et down town, Alcatraz de l’autre. Ce pont fut érigé en 1937. Sa construction coûta 35 millions de dollars et dura quatre ans. Il était à son inauguration le plus long et le plus haut pont suspendu du monde et seuls ponts deux ponts comme lui d’une seule traversée le dépassent encore par la taille. Petite anecdote : les voitures peuvent l’emprunter gratuitement pour sortir de SF mais doivent s’acquitter de 3 billets pour l’emprunter dans l’autre sens.

       

         L’envie de découvrir de nouveaux sons et de nouveaux quartiers nous poussent vers Haight Street. S’étendant entre le Buena Vista Park et le Golden Gate Park, le quartier d’Haight Ashbury offrit dans les années 1880 un espace aéré où échapper au centre-ville et devint une zone résidentielle. Des noirs s’y installèrent après la deuxième guerre mondiale sans provoquer de rejet de la population blanche. Cette atmosphère tolérante attira dans les années 60 toute la bohème hippie. Ces quelques rues se sont beaucoup embourgeoisé depuis mais garde un brin d’excentricité avec ses friperies et son magasin de disque  d’occasion. C’est le plus grand que je n’ai jamais vu avec même une partie chanson française. J’achète une vingtaine de disque et notamment la BO de La Vérité si je mens pour la modique somme d’un $. Nous passerons la soirée dans un resto de type old School avec serveuse en mini-jupe et toque. Nous poursuivrons dans un bar de Castro (quartier gay de la ville) avec des amis à Marie.

 

26 juin 1999 :

         La soirée d’hier a laissé des traces, le lever est fixé à midi. Nous prenons la route du Golden Gate Bridge et Sausalito. Dans cet ancien village de pêcheurs qui s’emplit de San Franciscain pendant le week-end, des bungalows victoriens s’accrochent aux collines abruptes qui tombent dans la baie. Bordée de boutiques et de restaurant, La Bridgeway Avenue, parallèle au front de mer, nous fait office de promenade. Nous déjeunons au Sam’s café, un superbe resto qui nous dévoile, derrière le fog, les contours des buildings de Downtown, de l’autre côté de la baie.

 

         Nous poursuivons notre ballade en voiture vers Sonoma et Nappa Valley. Serrée entre les Mayacama Mountains à l’est et les Sonoma Moutains à l’ouest, l’étroite Sonoma Valley longue de 27 km renferme 2400 ha de vignobles. Nous nous dirigeons ensuite vers les outlets de Napa (magasins d’usines). Nous y resterons plus de deux heures avec comme point d’orgue les boutiques Calvin Klein, Levi’s, Dockers ou Quicksilver, nous reviendrons avec un sac de sport remplis de fringues, les prix sont tellement attractifs...

         Nous retrouvons avec plaisir le Golden Gate que nous empruntons à nouveau pour nous préparer à une soirée mémorable : le producteur du jeu Simcity, qui est un français et ami de Karim organise son anniversaire dans sa villa. La soirée qui se déroule à San José est digne des films holywoodiens avec un buffet de 30 mètres de long, un DJ. Je termine la soirée à 4h15 dans la piscine avec un sandwich au foie gras, elle est pas belle la vie...

 

27 juin 1999 :

         Le jour tant attendu est arrivé, la Gay Pride : Nous démarrons vers 10 h pour un petit appartement situé dans une proche banlieue de San Francisco où nous attendent un couple d’Alsacien vivant maintenant en Californie. Ils vivaient près de Sélestat dans le Bas-Rhin, le monde est petit. Tous les amis de Karim et Marie se sont retrouvés là pour découvrir une des fêtes les plus extraordinaires de ma vie. La fête se déroule de la façon suivante : un défilé de chars puis une gigantesque rave en plein centre de la cité : les hommes se ballade en string, couvert de peintures, on note aussi des dragqueens, des autres tout vêtus de cuirs, l’association des gays de plus de 80 ans, des chars toujours colorés, des vendeurs de perles, j’en passe et des meilleurs. Nous rentrons dans la soirée exténués par cette journée et par le manque de sommeil probablement. La réservation de voiture est faite, nous pouvons nous endormir tranquille en pensant à tous les paysages magnifiques qui nous attendent.

               

 

 

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