USA Est, Canada 1996  USA ouest 1999  Dijon 2001  Corse 2001  Bali 2002   Pérou, Bolivie, Chili 2003  Amsterdam 2003 Paris 2004  Londres 2004  Inde 2004   Maroc 2004  Mexique, Belize, Guatemala 2005  Alsace 2006  USA ouest 2006  Normandie 2006  Belgique 2006  New York 2006  Venise 2007  Bali 2007  Nord 2008  Barcelone 2008  USA Est, Canada 2008 

Visages du Monde  Animaux du Monde  Fleurs du Monde Presse-Book Stats du site

 

Bali du 27 juin au 9 juillet 2002

 

indonesie.gif (7183 octets)

 

        Bali occupe le centre de l'archipel indonésien, longue chaîne d'îles qui s'étend de l'océan indien au Pacifique. Cette île située à un carrefour des anciennes routes commerciales entre l'Europe, le Moyen Orient, l'Inde et la Chine, a subi les influences de nombreuses civilisations. Bali constitue une province de la République d'Indonésie, devenue une démocratie en 1999 après une longue période de dictature, et a pour capitale Denpasar. Les habitants de cette île forment une société principalement rurale malgré l'urbanisation que connaît le sud de Bali depuis les années 80.

        Les balinais hindouistes et les diverses minorités avec lesquelles ils cohabitent attachent une grande importance aux questions communautaires, en particulier à l'harmonie sociale.

        La structure de base de la société balinaise est le village. Il constitue une communauté religieuse soudée, organisée autour de temples où chacun est tenu de participer aux cérémonies. La pratique religieuse s'appuie au quotidien sur un art sophistiqué de l'offrande et intègre musique et théâtre. Le haut degré d'organisation sociale qui permet d'assumer les nombreuses tâches requises par les rituels se reflète dans l'aménagement de l'espace : un plan régulier définit la disposition des enclos domestiques, de taille égale, autour du centre qui regroupe temple, marché, pavillons publics et, souvent, habitations de la noblesse prénommée puri.

 

passeport01.JPG (47955 bytes)

Budget du voyage

Carnet de route

 

          Le voyage à Bali fut effectué du 26 juin au 10 juillet 2002. Faire 15 heures d’avion pour faire bronzette ne me correspond pas, j’ai donc décidé d’aller à la rencontre des balinais authentiques, de visiter les villages reculés et de m’intéresser à l’étonnante religion hindouiste. Les fidèles suivent en effet un rythme journalier ponctué de prières et d’offrandes (tout et n’importe quoi, c’est-à-dire riz, gâteau sec, encens...), de cérémonies et de crémation. Tout est ici fait pour se retrouver autour des temples qui fleurissent tels les lotus dans ses jardins. L’arrivée massive des touristes n’a en rien détérioré leurs joies de vivre et leurs sourires.

 

27 juin 2002 :

          Après deux heures de train entre Strasbourg et Frankfurt, quatre heures d’attente et d’enregistrement à l’aéroport, je peux enfin m’envoler vers Denpasar. Une escale d’une heure est prévue à Singapour après 13 heures de vol et on réattaque pour deux heures et demie. Je voyage sur Garouda Airlines, la compagnie indonésienne, c’est pas le grand luxe mais c’est pas chère et ça vole, c’est bien le principal. Après plus de 22 heures de balade, je me pose dans la capitale balinaise. Et là, c’est la stupéfaction, pour ma première demi heure en Asie, je suis époustouflé par le monde, la pollution des motos, la vitesse et évidemment par les visages. C’est pendant mon transfert entre l’aéroport et l’hôtel que je reste ébahi devant ce spectacle.

  

 

         Je m’installe dans mon hôtel (Bali Agung Village de Seminyak) qui est de classe moyenne conçu dans le style balinais avec sa piscine, bar les pieds dans l’eau. Il comporte 41 chambres dont 9 villas. Après avoir posé mon sac, je me précipite vers la plage, qui n’est qu’à trois minutes à pied et je la longe vers Kuta. Cette région est la plus vaste station balnéaire de l’île. Kuta, Legian et Semyniak sont trois villes collées que l’essor touristique a rendu très commercial. On y trouve les meilleurs discothèques et les plus belles plages. Mes premiers contacts sont très commerciaux, je suis obligé de décliner les invitations au « massage », « batik », j’en passe et des meilleurs. En Asie, quand on est blanc, on est riche et donc on se doit d’être les personnages providentiels pour la survie économique du pays. Je rentre un peu fatigué par ma journée de 35 heures et je m’endors comme un bébé.

 

 

28 juin 2002 (100 km) :

          Que faire, louer une voiture avec chauffeur, me balader en taxi, à vélo ou en moto?. Je choisis de louer une moto pour les 12 prochains jours, idée un peu folle vue la conduite des autochtones qui ne respectent à peu près rien !!!. La conduite la bas est anarchique au plus haut point avec port du casque en option, assurance inexistante pour les motos personnelles, tentative de doublement sans aucune vision, routes pourries, animaux sur la route, feux vert pour tout le monde, cérémonies à la croisée de chemins, et conduite à gauche pour assaisonner tout ça. A oui, j’oubliais, un permis de conduire suffit pour louer une moto (permis voiture évidemment). N’étant monté qu’une fois ou deux sur un deux-roues durant mes 23 premières années, je me résigne à demander le mode d’emploi au loueur qui s’empresse de m’expliquer le fonctionnement de cette moto spartiate. Ca doit lui paraître normal puisque son discours est bien structuré et j’apprends donc à conduire en trois minutes après avoir payé 30 euros pour les 12 jours : Cadeau. Je m’élance donc avec la plus extrême attention vers le sud de l’île et le Pura Luhur Uluwatu plus précisément.

 

          Ce temple domine la mer à la pointe occidentale de la péninsule de Bukit. Ce n’est pas seulement l’un des sanctuaires les plus sacrés de l’île mais aussi l’un des plus beaux exemples d’architecture classique balinaise. La tradition attribue sa fondation au XIème siècle au Javanais Mpu Kuturan et sa reconstruction, quelque 500 ans plus tard, au réformateur Dang Hyang Nirartha. Jusqu’au début du XXème siècle, seuls les princes de Denpasar avaient le droit de participer au culte. Avant de m’y engager, j’enfile donc le traditionnel sarong et sa ceinture, ce tissu permet de cacher les membres inférieurs et de rentrer dans les temples. C’est donc à Uluwatu que j’aborde pour la première fois les fidèles hindouistes puisqu' une cérémonie s’y déroule. Un jeune balinais à la dentition parfaite, ce qui est rare en Indonésie m’explique les fondements de cette religion fondée sur la prière. Je profite d’un moment de répit pour parlementer avec les centaines de singes qui peuplent le site, ils se foutent bien de l’hindouisme mais trouvent leurs comptes dans les cérémonies au moment des offrandes, ils se ruent sur les petits paniers pour y déloger le riz et les gâteaux qu’ils contiennent. 

  

 

          Ma balade se poursuit vers le sud et je fais la rencontre d’un architecte local en pleine action qui entreprend la construction d’un temple à coté de Nusa Dua, il emploi plus de 40 personnes pour l’ériger. Nusa Dua est un mirage dans le paysage balinais : pas une ordure, des flics à chaque carrefour. Cette ville fraîchement construite regorge d’hôtels de luxe, de Club Med et ne reflète en rien l’île. Pire encore, des tonnes de touristes ne sortent pas de plages privées et ont une vision fausse de Bali comme étant un pays riche. Je termine le tour de la presqu’île par un fabuleux coucher de soleil sur Seminyak.

                  

 

 

29 juin 2002 (62 km) :

          Cette journée est consacrée à la visite de la capitale Denpasar et de sa banlieue. C’est une cité bruyante à la croissance mal maîtrisée mais conserve quelques vieux édifices datant d’avant la conquête de la ville par les Néerlandais en 1906 ainsi que des bâtiments datant de la période coloniale. A chaque carrefour, des statues rendent hommage à des héros de la guerre d'Indépendance de l’Indonésie. Je me rends au Pasar Burung ou marché, il est très coloré et comporte une vaste section embaumée par des fleurs exotiques vendues pour la confection des offrandes. La nourriture s’entasse sur les étals du rez-de-chaussée dans une odeur des plus nauséabondes, j’en profite pour goûter certains fruits exotiques inexistants en Europe. Je poursuivis ma visite au gré du vent et des rencontres tels un vendeur ambulant de cacahuètes, vendeurs de poissons et autres personnages originaux. 

             

  

 Sanur est un ancien village de pêcheurs des plus traditionnels de Bali, il constitue le coeur de la plus ancienne station de villégiature de l’île. Le calme qui y règne par rapport à Denpasar séduit une clientèle familiale. Je pars donc à la rencontre de Turuk, un vendeur de chemises, que mes parents avaient rencontrés quelques mois plus tôt. Je dois lui remettre des photos de sa famille. Je le rencontre sur la plage entre deux magasins d’artisanat. Je déjeune au Warung Kami Sama, un petit restaurant donnant sur la plage et les bateaux balinais. Je fais la rencontre d’un type à cheveux longs fan de.... Wolkswagen, son dos est entièrement tatoué de l’emblème de la marque, il ne me parle que de ça en me montrant sa montre WW, ses boucles d’oreilles WW, ses colliers WW, son porte-feuille WW, sa ceinture et évidemment son tee-shirt WW, quel singulier personnage. Je termine mon repas avant de repartir pour un parc magnifique contenant plus de 500 bonsaïs.

          

Je termine ma tournée par le port de Benoa sans aucun intérêt malgré son cimetière à cargos.

 

30 juin 2002 (104 km) :

          Ma première visite est Batubulan qui comporte un temple, le Pura Puseh, qui offre un bel exemple de l’emploi du paras, le tuf volcanique gris utilisé partout à Bali. Un spectacle de danse se prépare à proximité du temple et c’est la compagnie Denjalan qui interprète un combat mythique entre Barong et Rangda, deux divinités hindouistes. J’assiste donc à la danse du kris, elle est rythmée par une armada de musiciens tapotant sur leurs instruments dorés. La fin du spectacle est un enchantement, ainsi, les danseurs entrent en transe et s’enfonce dans le torse, les fameux couteaux à longues lames. Les contractions sont tellement intenses que le couteau ne peut pénétrer la peau, impressionnant...

  

          Le marché d’art (Pasar Seni) de Sukawati vaut le détour, de part ses montagnes de statues en bois, ses masques et ses tableaux (carrément moche, il faut le dire).

 

  

    Je poursuis vers Batuan et au détour d’une route, je remarque un attroupement d’hommes sous des tentes et au autour d’une arène, ne serait-ce pas un combat de coqs. Effectivement, près de 300 hommes sont accroupis autour de jeux d’argent en attendant le fameux coq-fighting. Ils sont normalement interdit mais les autorités ferment les yeux quant à leurs organisations. Un étudiant en économie de Denpasar m’apprend le règlement du jeu dans un tumulte de cris, de poignées de billets tendus vers les bookmakers. Cette ambiance me rappelle mes grands moments cinéphiles de ma jeunesse ou Rambo combattait dans un enclos. Ici, ce sont les coqs qui sont munis d’une lame solidement accrochée à la patte droite avant de s’élancer les uns contre les autres. Les combats s’enchaînent, ils peuvent durer de 15 secondes à plusieurs minutes lorsqu’ils n’ont pas le coeur à se battre. Dans ce cas, on réunit les deux coqs dans un grand panier pour diminuer l’espace de combat. Le survivant est déclaré vainqueur, les billets s’échangent, les arbitres sonne le gong et le perdant est déplumé pour servir de repas aux organisateurs.

 

    

          Je reprends ma route vers Gianyar et effectue une pause au pied du bébé de Blahbatuh. En effet, depuis les années 90, ce village abrite un immense bambin de pierre. Celui-ci est censé représenter Kebo Iwo, le géant mythologique qui servit le dernier roi de Bali avant son invasion par des javanais au XIV ème siècle. Gianyar est une ville fleurie et un centre administratif peu tourné vers le tourisme, les balinais viennent s’y fournir en produits agricoles ou en produits d’offrande. Je déambule dans le marché afin de trouver quelques petits souvenirs, je ne ressortirai qu’avec une montagne de chemises à fleurs Je déjeune dans un superbe restaurant bordant les rizières et déguste un plat à base de riz (comme toujours) et du porc, il est trois heures et temps pour moi de repartir vers le parc ornithologique.

           

          Le Taman Burung aménagé en 1995 dans un endroit ou ne s’étendait que des champs permet aujourd’hui d’observer de nombreuses créatures exotiques. Le parc à reptiles peut agrémenter cette visite. L’entrée est un peu chère mais ça vaut le coup d’oeil. Tous les principaux reptiles d’Indonésie sont représentés dans un environnement luxuriant inspiré de leurs habitats d’origine. Des varans de Komodo, des crocodiles et le plus grand python du monde en captivité sont là. J’ai donc le loisir de poser avec un superbe ara sur l’épaule et un autre perroquet majestueux dans les mains, alors que le Rimba reptil me permet de dialoguer les yeux dans les yeux avec des iguanes de deux mètres de long et crocodile Monitor sur l’épaule (près de 30 kg quand même).

Pour poursuivre...   

 

Livre d'Or             Email  EMAILI.GIF (10111 octets)